CD tambour recto

Bonjour,

Je vais vous raconter ici mes voyages chamaniques, peinard, presque allongé dans mon lit, juste avec un traversin, un oreiller et un coussin pour me caler confortable­ment.

Au préalable, je définis une question ou une envie. C'est absolument nécessaire, sinon, il ne se passe rien. Il faut donc savoir ce que l'on veut régler avant de partir.

Ensuite, je mets "Shamanic journey" dans mon lecteur CD, (photo ci-dessus), je pose mon casque audio sur la tête, et c'est parti pour 30 minutes qui, souvent, m'apparais­sent au mieux pour 2 à 5 minutes maximum.

 Le premier que j'ai tenté :

La proposition que j'ai faite ce jour là à mon Ours Totem est : fais-moi visiter ton monde.

Comme prévu, je suis allé au pied de mon arbre. Aujourd'hui, je ne me souviens plus comment j'y suis parvenu. Par contre, le voyage lui-même m'a marqué. Pas plus tôt passé par le trou de fourmi, que mon Ours grimpait très vite à son arbre ! Je le suivis à grand renfort de volonté, puis, arrivé en haut, je constatais qu'il venait de plonger vers un nuage de brouillard sans fond. Il était déjà à plusieurs dizaines de mètres de moi, très bas. Je plongeai aussi, mais, la peur au ventre de le perdre de vue quand on rentrerait dans le nuage, me fit rentrer dare dare au bercail. Je n'étais pas allé bien loin ...

 Le second a été beaucoup plus intéressant : 

J'avais posé une question sur ma sexualité.

C'est parti très vite. En rêve, je suis sorti de l'appart, puis de la résidence, j'ai tourné à droite. Je suis passé tranquillement à pied devant le parking Intermarché, puis j'ai rejoint le chemin Ramelet Moundi. Comme je trouvais cette démarche trop longue, je me suis mis à voler debout, au raz du sol, jusqu'au lac de La Ramée ; et, suivant mon chemin habituel, mais facilement à 40 ou 50 km/h, je suis arrivé au pied de mon arbre, celui où se tient mon Ours totem.

Quand je suis passé par le trou de fourmi à l'intérieur duquel il se tient quand je vais le voir, je l'ai trouvé vraiment joyeux. En plus il bandait ferme ! Tout de suite après nos effusions, il m'a entraîné dans la terre où nous nagions ! Comme je n'avais jamais nagé dans la terre (il y avait des cailloux et en plus ça montait), il m'a tiré très fort avec ses gros bras, car j'étais aveuglé par tout ce marron clair, je n'avançais pas.

Ensuite, on a débouché dans un paysage assez sombre, entouré de nuées, et là, il y avait une pierre plate, très lisse, qui ressemblait à un très gros arbre scié à un mètre de hauteur, puis pétrifié. On voyait ses cernes. Mon Ours m'a demandé de m'allonger sur le dos, nu ! Je l'ai fait. Un aigle s'est posé sur moi, et à commencé à m'arracher de la viande à mon épaule gauche. Pfiou ! J'avais peur ! Mais ça ne me faisait pas mal. Pour voir si c'était vrai, j'ai attrapé sa patte droite qui était posée sur ma poitrine, et ... oui, j'avais la sensation bien réelle de tenir une patte très solide d'aigle ! Mais c'était bizarre, car je ne sentais pas ses pattes sur ma poitrine. A un moment, je me suis vu de l'extérieur de mon corps, entièrement dépecé. Il ne restait que les os, très blancs, brillants et ... vivants. Ils bougeaient. Je pouvais les commander à volonté comme je voulais. Ensuite, j'ai été ''rhabillé''. Je me suis revu en chair, et comme le CD battait le rappel, je me suis réveillé dans mon lit.
Je n'en ai pas pour autant de nouvelles perceptions ... Dommage. J'aurais bien pris. Par contre, je suis de plus en plus calme. C'est toujours ça.

Pour le troisième voyage, j'avais demandé :

Une telle, est-elle faite pour moi et moi pour elle ? Pour aller au pied de mon arbre, j'ai procédé exactement pareil que la fois précédente, sauf que j'ai musardé un peu, par exemple en prenant le temps de regarder la circulation qu'il y avait à cette heure matinale, sur la rocade Arc en Ciel. Mais bon, j'ai été vite fourré dans le trou de fourmi. Et là, surprise, Ours Brun se foutait pas mal de ma question. Il voulait bien des effusions, des caresses, mais pas se bouger pour répondre à ma demande. J'ai frotté et même massé son dos. On s'est roulés sur les écorces de chêne, mais je n'ai pas réussi à le faire parler à ce sujet. Le battement du tambour s'est accéléré, et comme d'habitude, je me suis réveillé presque instantanément dans mon lit, toujours avec la même surprise qu'il se soit passé trente minutes, alors que j'ai l'impression d'en avoir passé une ou deux avec mon Ours.

En me réveillant donc, je me suis dit que le libre arbitre était plus que ça, soit une obligation absolue de faire des choix pour vivre des expériences. Il y a des choses qui relèvent totalement de nous, et d'autres non.

CD tambour verso