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Depuis quelques jours je réfléchis à la Cause des causes, chère à Étienne Chouard, et vous allez voir qu'il est assez aisé de voir plus loin que le bout de son nez. Déjà, j'avais entamé cette réflexion le premier mai, dans un article intitulé Burn Out, article que j'avais plusieurs fois modifié pour essayer de trouver une correspondance avec mon sentiment bouillonnant du moment ; mais là, il me faut passer à une autre étape : celle de la séparation du sujet de son contexte pour le clarifier, en faire un essai à part entière.

Voici la fin de l'article de BURN OUT : pensez-vous que l'homme soit bien adapté à son biotope ? Mmm ? Bonne question, ça ! Côté physique il est si fragile qu'il ne peut habiter la planète sans se fabriquer des habits, des tentes et autres types d'habitations, sans rechercher de l'énergie, des modes de déplacement. Bref, il est si fragile qu'il est obligé de se fabriquer son propre environnement, afin d'avoir une vie supportable. Et du coup, il y a une guerre atroce entre la Terre et l'homme, qui en ce moment, lui met une raclée gigantesque.

Bon, faisons un point : le logiciel "Univers" est très prédateur, plein de pièges tels les trous noirs, qui sont destinés à broyer régulièrement toute création, de sorte que le système se renouvelle. Ainsi, les planètes, les soleils, les galaxies et groupes de galaxies sont continuellement détruits pour faire place à du nouveau. Dans ce cadre, notre Terre Gaïa est bonne élève. Elle a adopté le même logiciel de Vie. Et du coup, elle aussi a plus d'un tour dans son sac pour se rafraîchir les idées : collisions avec d'autres planètes, incendies ravageurs, raz de marées, épidémies, glaciations, déluges, tempêtes, volcans, et sa dernière création, l'homme. Il est si inadapté à son biotope, qu'il en est obligé de modifier son cadre de vie, devenant ainsi terriblement destructeur. En effet, l'humain ne peut vivre nu dans un terrier ni dans un nid !

Que peut-on y faire ? Certaines civilisations, telle celle les Mayas, se sont "évanouies" de la surface de la planète sans laisser de traces. Il y a toute une littérature à ce sujet, et je m'aperçois, là, que je l'ai survolée un peu vite...

Oui, mais par ailleurs, je lisais un livre de Paul Degryse : le chamanisme Toltèque et le pouvoir de l'âme, dans lequel, page 172, il précise :

"N'être ni proie ni prédateur

Nous avons vu tout au début de ce livre, que les chamanes considèrent que l'Univers tout entier, dans tous ses aspects, fonctionne comme un système de prédation auquel l'être humain, en dépit de toutes les tentatives philosophiques ou religieuses élaborées, n'échappe pas. A l'opposé de toutes les voies spirituelles de la Terre, le chamanisme reconnaît et accepte cette loi universelle de la prédation, ce qui lui permet de trouver un moyen de se couler en elle sans la juger, et de l'utiliser pour progresser."

Utiliser le système de prédation universel, (divin diraient d'autres), voilà qui est intéressant ! A partir de là, mon travail de râleur est assez facile. Voici ce que moi, j'imagine pour sortir de ce piège, grossier, il faut bien le remarquer.

Bon, le prédateur a besoin d'affaiblir « l'ennemi », Hi ! Hi ! Cela me fait rire, car jamais je n'avais regardé « Dieu » sous cet angle... Pour cela, il y a d'abord l'ignorance. Il est patent, que nous naissons nus et ignorants, et qu'à sa naissance, l'humain est obligé de tout apprendre, sans savoir si ce qu'on lui enseigne, repose sur une quelconque vérité. Ensuite, il y a l'efficace « diviser pour régner ». C'est décliné sous forme de langues, de races, de sexes, de partis, de frontières, de religions, de syndicats, de philosophies, etc. J'en oublie des tonnes.

A partir de là, la prédation peut s'exercer. Elle est féroce, comme on le voit en ce moment, allant jusqu'à tuer pour s'emparer de quelque argent, d'une notoriété, d'un niveau de vie, de matières premières, de travail bon marché, d'une illusion de pouvoir, etc.

Le renversement de la situation !

La collaboration est LA solution. Eh oui ! Face à l'ignorance et à la division, il y a l'association qui permet de confronter ses réflexions, de les associer pour s'approcher de plus en plus de la connaissance exacte du système de prédation... divin, ça m'amuse toujours.

Il va donc falloir réinventer une politique de vie en société qui organise sciemment la coopération de tous les humains entre eux et avec la Nature, pour battre Dieu à son propre jeu. C'est faisable, car ce n'est pas intelligent, un prédateur. D'ailleurs Carlos Castaneda disait lui-même, que ce qui "broutait" notre intelligence et nos trouvailles, nous empêchant ainsi de progresser, ressemblait à une ombre noire. Vous imaginez sa fragilité ... Quant à l'organisateur suprème de notre univers, ce serait un aigle ! Je ne sais pas s'il fait partie de la famille des charognards, mais le nôtre à l'air de bien aimer s'occuper des morts, dans le cadre de civilisations mortifères. 

Vous souriez ... ok. Voici un lien qui va vous faire réfléchir. Et maintenant que vous voici un peu préparés, voici le plat de résistance. Paf ! La baffe.

Ajout du vendredi 29 janvier 2016

J'ai vu les "planeurs" dont parle Carlos Castaneda dans le dernier lien que je vous fournis ci-avant ! Cela survient quatre jours après ma sixième visite chez Patrick Marguet. Voici ce que j'ai noté ce matin au réveil : « je vois très bien sur fond d'un paysage sombre avec un coucher de soleil au loin, les fameuses "ombres volantes" dont parle Carlos Castaneda. Ce sont des "animaux" qui ont de très grandes ailes. Je ne vois pas le corps qui les anime, ou en tous cas, il est insignifiant par rapport aux ailes qui sont pointues au bout. Je les vois voler (sur ma gauche). Ils sont poilus mais assez raz, marron clair, et volent tout le temps, semble-t-il. »